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FOCUS SUR... ANNE QUÉMÉRÉ, l'Aventurière des mers ! 22 JUIN 2018

22 JUIN 2018

Anne Quéméré ©A. QuéméréAnne Quéméré ©A. Quéméré
Anne Quéméré ICADE©FranckBeterminAnne Quéméré ICADE©FranckBetermin
L'Homme qui parle juste Anne Quéméré©A. QuéméréL'Homme qui parle juste Anne Quéméré©A. Quéméré
Anne Quéméré ©David CormierAnne Quéméré ©David Cormier

FOCUS SUR... ANNE QUÉMÉRÉ, l'Aventurière des mers ! 22 JUIN 2018


22 JUIN 2018


Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Anne Quéméré, navigatrice et voyageuse de l’extrême ; Faisons connaissance avec cette femme d’exception lancée depuis plus de 15 ans à l’assaut des océans, dans des navigations engagées, totalement novatrices et expérimentales. Cette Multi « recordwoman », véritable aventurière des mers, part à la fin du mois de juin relever un nouveau défi : Réaliser la première expédition solaire polaire au Monde, en solitaire et en autonomie totale « Arctic Solar 2018 ».



Anne Quéméré ©A. Quéméré

- Comment Anne est-elle devenue Anne Quéméré « l’aventurière exploratrice » ?
En grandissant de ses expériences, comme tout à chacun. Bretonne, je suis partie à 20 ans vivre aux USA en travaillant comme guide touristique. J’avais déjà ce goût du voyage, la curiosité des cultures différentes de la mienne, l’envie de découvrir des horizons qui m’étaient inconnus.
Après 10 ans passés de l’autre côté de l’Atlantique, la mer et les côtes bretonnes me manquaient ; De retour en France, dès le début des années 2000, je reprends les rames et participe aux différentes manifestations de regroupant yawl et vieux gréements. Le temps, l’envie et la volonté ont fait le reste…

- En 2002, vous accomplissez un premier « record woman » en parcourant en 56 jours, le transatlantique à l’aviron en solitaire et sans assistance … Le début d’un beau palmarès ! Racontez-nous !
Oui, 2002 et 2004 ont été 2 années rythmées par la réussite de 2 transatlantiques, qui m’ont ouvert la porte sur d’autres horizons et qui m’ont fait prendre un vrai tournant dans mon parcours de vie. Le virus de l’aventure est inoculé et c’est ainsi qu’au cours de l’été 2006, je me suis élancée à nouveau à l’assaut de l’atlantique Nord, mais cette-fois, à bord d’un petit prototype, le « Kiteboat » uniquement propulsé par une aile de traction. J’ai réalisé ainsi une première mondiale en 55 jours, première que j’ai réédité en 2011 sur l’océan pacifique, entre le Pérou et la Polynésie Française, toujours en solitaire. En 2010, j’ai eu la chance de participer à une expédition au Groenland organisée par une association d’aventuriers… je me suis confrontée pour la première fois au monde de glaces ! Univers fascinant et exigeant, je me suis promis d’y revenir un jour ! Chose faite en 2014 et 2015, où j’ai renoué avec l’arctique en voulant traverser le mythique passage nord-ouest en kayak et en solitaire… Tentatives vaines à cause des mauvaises conditions météorologiques ! Mais je suis quelqu’un d’obstinée… et la nouvelle expédition dans laquelle je me lance, en est la preuve !

- S’engager dans de tels défis… D’où vous vient cette motivation qui vous emmène à la conquête des océans ?
L’atavisme familial à certainement joué dans l’existence que je mène aujourd’hui. Avec mon frère et mes sœurs, nous avons grandi au bord de l’Atlantique et avons navigué depuis notre plus tendre enfance. Ces instants-là nous marquent à jamais, le tempérament fait le reste.

- Ces victoires ont probablement impacté votre vie… De quelles manières ?
Pas vraiment. Je suis heureuse d’avoir pu mener à bien mes expéditions malgré les doutes parfois et les difficultés. C’est ma façon de vivre aujourd’hui, je me sens à ma place dans cet univers que j’ai choisi mais je ne suis pas très différente de l’enfant que j’étais je crois.

Anne Quéméré ICADE©FranckBetermin


- Vous êtes maman ; Quelle image de vous, souhaitez-vous inscrire dans le cœur de votre enfant ?
J’ai une fille et la seule chose qui m’importe aujourd’hui est qu’elle trouve son propre chemin de vie, quels que soient ses rêves. Elle sait aujourd’hui qu’elle ne doit pas s’arrêter à ce que les autres pensent ou disent d’elle et que seul importe ce qu’elle veut réellement pour elle.

- Une (des) rencontre(s), a-t-elle particulièrement marqué un de vos périples ?
Les rencontres avec la faune marine sont toujours des instants magiques qui réveillent l’âme d’enfant qui sommeille en nous. Et puis, il y a eu cette rencontre avec le Père le Meur, ou plus exactement avec la sépulture de ce breton, enterré à Tuktoyaktuk qui a provoqué énormément d’autres rencontres, un livre, et la certitude que nos vies peuvent être enrichies tout à coup si l’on se donne la peine de pousser un peu plus loin notre curiosité.

- Lors de vos odyssées, une « situation » a-t-elle fait intimement évoluer votre regard sur le monde qui nous entoure ?
La pollution que l’on croise en pleine mer est évidemment choquante. Lorsqu’au beau milieu de l’Atlantique, alors que vous n’avez pas croisé âme qui vive depuis des semaines, vous vous retrouvez à naviguer au milieu de déchets plastiques, le choc est évidemment violent. Et je ne parle ici que de cette pollution visible car flottant en surface. Je n’ose même pas imaginer les dégâts en-dessous de la surface. Cela fait réfléchir sur l’impact de l’homme sur la nature.

- Que redoutez-vous le plus lors de vos expéditions ?
De ne pas rentrer peut-être ?

- Excepté la famille, les amis… Quelque chose de spécifique vous manque-t-il au cours de vos grandes traversées ?
Non pas grand-chose, à l’exception des gens qui me sont proches. L’éloignement est une véritable bouffée d’air dans un monde qui nous asphyxie et j’apprécie pleinement ces moments de solitude en mer car je sais qu’ils sont un luxe et que le tourbillon me happera à nouveau une fois rentrée à quai.

- Vous êtes la deuxième femme (auprès d’Isabelle Autissier), à rejoindre la célèbre association des « Ecrivains de la Marine » ; Anne l’aventurière, mais aussi… Anne l’écrivaine ! Déjà 3 livres dont le dernier « L’Homme qui parle juste » est paru en février dernier ; il relate la vie du Père Le Meur, Père missionnaire qui a vécu toute sa vie avec les Inuits. Comment s’articule cette passion de la mer et de l’écriture ?
J’ai toujours aimé lire et dès mon plus jeune âge, j’ai dévoré tous les ouvrages de la bibliothèque familiale. Je prenais plaisir à rédiger de courtes notes, de petites histoires, alors après mes premiers transatlantiques à l’aviron, je me suis lancée dans l’écriture sans ambition particulière mais avec l’envie d’oser cette aventure littéraire. Le virus était bien présent, j’ai donc continué sur ma lancée.

L\'Homme qui parle juste Anne Quéméré©A. Quéméré

- Vous n’êtes pas en mer… Comment s’organise votre temps ?
Les journées sont trop courtes et empiètent souvent sur mes nuits car entre la préparation technique du Solarboat Icade, la complexité de la logistique d’un tel projet, les conférences qui me permettent de vivre et la communication liée à la parution de mon dernier ouvrage « l’homme qui parle juste », j’ai parfois du mal à trouver un juste équilibre.

- Parlons de ce prochain grand départ… l’expédition « Arctic Solar 2018 » : vous vous lancez dans quelques jours dans un nouveau défi : Relier l’Atlantique au Pacifique par la voie des glaces à bord du Solarboat Icade, un nouveau prototype d’embarcation propulsée à l’énergie solaire ; Exploit sportif associé à une approche technologique mais aussi scientifique… Une nouvelle expérience humaine pour vous ? Quelles sont les raisons qui vous ont motivé à vouloir relever ce nouveau challenge !
Je prépare ce nouveau projet depuis quelques années, depuis ma rencontre avec Raphaël Domjan, initiateur d’un premier tour du Monde en bateau solaire; Suite à nos échanges, je me suis entourée d'experts et mon bateau (un prototype avec lequel j'avais traversé le Pacifique en Kite en 2011), a été transformé en sorte de laboratoire solaire ! Repartir pour une expédition innovante qui permettra peut-être de breveter les panneaux solaires révolutionnaires qui équipent mon bateau et de les commercialiser auprès du grand public... C’est un vrai leitmotiv ! Sans oublier bien sûr, le désir d’affronter à nouveau le légendaire Passage du Nord-Ouest. Ce sont de véritables moteurs pour concrétiser ce rêve.

Anne Quéméré ICADE©FranckBetermin

- « Arctic Solar 2018 » une manière pour vous de témoigner des impacts environnementaux ?
Seule à bord de mon embarcation, dans une région très peu fréquentée même en cette saison de l’année, je n’aurai de cesse d’observer, de photographier et de filmer la réalité qui m’entoure ; J’entends ainsi partager et mettre en lumière toutes les conséquences des impacts climatiques sur cet environnement magnifique mais si fragile ! Je souhaite que mon témoignage puisse mettre en relief la beauté du monde qui nous entoure et ainsi contribuer à sensibiliser les comportements face aux impacts sur les changements climatiques. Participer à des projets innovants comme celui d’Arctic Solar by Icade, a une vraie résonance pour moi car j'aime l'idée de sortir des sentiers battus pour m'aventurer dans l'inconnu.

- Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours de ce nouveau départ ?
Pressée d’être ENFIN sur la ligne de départ après ces longs mois de préparation qui n’ont pas toujours été simples.

- « Allez au bout de ces rêves… » : Que cela vous évoque-t-il ?
Ma vie, tout simplement

- L’après « Arctic solar 2018 » … Comment l’envisagez-vous ? D’autres projets en vue ?
Je ne me projette jamais dans l’après d’une expédition et je laisse bien volontiers les rencontres me conduire sur d’autres chemins.

Pour terminer…

- Si vous aviez un message à adresser à toutes les femmes, quel serait-il ?
Osez vos rêves et donnez-leur la chance de devenir votre réalité.

- Le voyage à faire absolument entre filles !
Une virée en kayak dans le Yukon (Canada).

- Une phrase, une citation, une musique... qui vous guide au quotidien ?
« Et il n’est rien de plus beau que l’instant qui précède le voyage, l’instant où l’horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses ». (Milan Kundera)

Anne Quéméré ©David Cormier

Anne Quéméré débute son expédition polaire solaire de 3500 kms, à la fin juin 2018 en fonction des glaces ; Son arrivée est estimée en septembre 2018 avant que la nuit polaire s’installe. Comme nous, vous pouvez la suivre lors de ce challenge humain hors-norme directement sur son site internet http://www.anne-quemere.com, mais également sur la page Facebook dédiée à l’expédition @expeditionarcticsolar .

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